Traverser la Manche en paramoteur

Traverser la Manche en paramoteur :

Marc Sumera en rêvait à chaque survol de la Côte d’Opale. Ceux qui l’ont fait se comptent sur les doigts de la main et Marc en fait aujourd’hui partie.

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C’est par hasard que Marc Sumera a réalisé l’un de ses rêves : traverser la Manche en paramoteur, un appareil qui appartient à la catégorie des ULM. C’était en début de semaine aux côtés de la Britannique Sacha Dench, qui a traversé onze pays pour sensibiliser à la cause des cygnes (lire aussi notre édition de mardi).

Une rencontre de passionnés : Sacha Dench cherchait une personne pour l’aider à trouver des terrains de décollage et assurer sa logistique avant sa traversée de la Manche. Passionné de paramoteur, Marc plus d’une centaine d’heures de vol à son actif sur la Côte d’Opale, son «  terrain de jeu ». « C’est une femme extraordinaire qui a parcouru 7000 kilomètres depuis la Russie.  »

«  Quelques jours avant le départ, elle m’a dit : «Ça te dirait de m’accompagner ?»  » Marc a bien sûr dit oui : «  À chaque fois que je vais faire mon «footing aérien», c’est-à-dire que je vole entre 7 heures et 8 heures avant d’aller au travail, je survole les deux caps et je vois les falaises anglaises en me disant que ça ne paraît pas si loin… » En quelques jours, Marc s’équipe d’une «  combinaison de survie, gilet de sauvetage » et «  j’ai passé quelques nuits blanches aussi.  » La traversée de la Manche en paramoteur est rarissime.

«  La première traversée en paramoteur a été réalisée le 5 novembre 1988, il n’y en n’a pas eu d’autres officielles.  »

Sacha Dench est ainsi la première femme à l’avoir fait. «  Ce n’est pas tant la distance qui est compliquée, mais c’est au-dessus de l’eau, il y a les vents à gérer, et une panne peut vite se transformer en galère… et il faut des autorisations, une logistique avec bateau, support aérien…  »

Après le décollage, ils ont dû prendre de la hauteur, monter à 1 000 mètres, avant de se lancer dans la traversée, qui leur prendra 40 minutes «  avec un vent dans le dos qui nous a poussés tout du long  ». Quarante minutes «  d’excitation de tous les instants et à la fois de peur de gâcher l’événement avec une panne  ». Ils sont ensuite descendus en prenant leur temps sous l’œil des caméras britanniques sur Margareth Bay.

Prochain rêve : le Mont Blanc, en paramoteur bien sûr. Marc s’y est déjà préparé et espère le faire au printemps, dès que les conditions météo seront bonnes. Un nouvel envol pour garder la tête dans les nuages, les pieds dans le vide.

Claire Duhar

Source : Nord littoral

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