Pan-Starrs

15ps1      Pan-Starrs           ps1-5293-350

Pan-Starrs est l’acronyme de Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System. Ce programme de cartographie céleste exploite le télescope de 180 cm de diamètre Pan-Starrs1 (ou PS1), installé dans l’observatoire de Haleakala, dans le comté de Maui à Hawaï.

L’instrument est doté d’une caméra de 1,4 milliard de pixels, GPC1, le plus puissant appareil photo jamais construit, qui a ouvert les yeux dans les longueurs d’onde du visible au proche infrarouge en mai 2010 (voir article plus bas).

Au cours des six dernières années, le projet a plusieurs fois fait parler de lui, entre autres, pour avoir épinglé des comètes et des astéroïdes inconnus, dont des géocroiseurs, et aussi pour la découverte de planètes errant dans le milieu interstellaire, sans lien aucun avec une quelconque étoile…

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Mais ce n’est pas tout. Patiemment, durant quatre années, à raison d’un cliché toutes les 30 secondes d’une portion du ciel aussi étendue que 36 pleines Lunes réunies, Pan-Starrs1 a accumulé une masse considérable de données sur le ciel. Avec 2 Go par image, cela constitue un réservoir de 2 pétaoctets (c’est-à-dire 2.000 To ou encore 2 millions de Go), ce qui représente environ cent fois le contenu de Wikipedia. Et tout le monde peut venir y puiser.

Image composite réunissant un demi-million d’images prises par la caméra de 1,4 gigapixel du programme Pan-Starrs. On reconnaît la Voie lactée, laquelle la grande majorité des trois milliards de sources astronomiques relevées dans ce sondage, le plus grand jamais réalisé de notre Galaxie. © Danny Farrow, Pan-STARRS1 Science Consortium, Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics

Image composite réunissant un demi-million d’images prises par la caméra de 1,4 gigapixel du programme Pan-Starrs. On reconnaît la Voie lactée, laquelle la grande majorité des trois milliards de sources astronomiques relevées dans ce sondage, le plus grand jamais réalisé de notre Galaxie. © Danny Farrow, Pan-STARRS1 Science Consortium, Max Planck Institute for

Extraterrestrial Physics

Une collection de trois milliards de sources à explorer C’est à ce jour la plus grande collection d’objets célestes : trois milliards de sources différentes, dont une grande part appartient à la Voie lactée. On y trouve des étoiles par

centaines de millions, mais aussi de lointaines galaxies, des courants sombres et froids de poussière, des planètes (peut-être même la planète X, l’hypothétique dixième planète de notre Système solaire…), des astéroïdes, des comètes, etc.

Un vrai filon qui attend d’être exploré par les chercheurs de divers horizons, qu’ils soient professionnels, étudiants, scientifiques amateurs ou simples curieux. Les découvertes qui vont suivre représenteront beaucoup plus que ce qui a déjà été débusqué, estime Ken Chambers, le directeur de Pan-Starrs. « Les scientifiques et les gens qui consulteront ces données seront en mesure de trouver pléthore de nouvelles choses que nous ne pouvons même pas imaginer. »

Ce premier volet nommé « Static Sky » (ciel statique) est consultable ici. Libre à vous de les télécharger. Le prochain volet du programme est prévu pour 2017.

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