Les étoiles filantes

Comme tous les ans, ce sont les Quadrantides qui ouvrent le bal des essaims météoritiques.

Actif entre le 28 décembre et le 10 janvier, cet essaim est injustement moins célèbre que les Perséides estivales et autres Léonides ou Géminides qui ont cours durant l’automne. Pourtant, ce n’est pas un des moindres. En effet, le taux horaire moyen de 20 à 50 météores visibles au cours de cette période peut brusquement grimper jusqu’à 120 durant quelques heures lors du pic d’activité. Il s’agit ni plus ni moins de la première pluie majeure d’étoiles filantes de l’année. Après celle-ci, il faudra patienter avril et les Lyrides pour en voir une autre aussi foisonnante.

Pour 2017, le maximum d’activité est attendu pour le mardi 3 janvier vers 14 h TU (15 h, heure de Paris) selon les spécialistes. Même si les Quadrantides sont exclusivement visibles dans l’hémisphère nord, il semble bien, hélas, que l’Europe soit moins bien placée que l’ouest de l’Amérique du Nord. En tout cas a priori, car le pic d’activité peut très bien se décaler de quelques heures et survenir finalement dans la nuit du 3 au 4 janvier. Quoi qu’il en soit, pour espérer en observer, il faudra rester à l’affût, surtout en deuxième partie de nuit, quand le radiant se lève.

Position du radiant des Quadrantides, en direction du nord-est. © Sky & Telescope
Position du radiant des Quadrantides, en direction du nord-est. © Sky & Telescope

 

Un radiant situé dans une constellation disparue

Les petits grains de poussière de cet essaim traversent notre atmosphère à une vitesse moyenne de 42 km/s. L’astre-parent a été identifié comme étant 2003 EH1. Il s’agit d’un astéroïde – vraisemblablement une comète éteinte – d’une taille estimée entre 3 et 4 km. Sa période orbitale est de 5 ans et demi.
Les Quadrantides, ou Quads pour faire court, sont nommées ainsi relativement à la région du ciel où est situé le radiant, en l’occurrence l’ancienne constellation du Quadrant Mural (Quadrans Muralis). Celle-ci, créée en 1795 par le Français Jérôme Lalande, en l’honneur de l’instrument astronomique qu’il utilisait beaucoup, est peu à peu tombée dans l’oubli. Elle occupait une place entre la Grande Ourse (Ursa Major), dite aussi Grande Casserole, le Bouvier (Bootes), Hercule (Hercules) et le Dragon (Draco), toutes en direction du nord, nord-est.
Comme toujours, pour profiter au maximum d’une pluie d’étoiles filantes, il convient de s’installer dans un site où la pollution lumineuse est la plus faible possible. Inutile de dire qu’il faut bien se couvrir et être confortablement assis ou couché.

Source : FUTURA Sciences. 23

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