SAT – 03 – Satellites le matériel

Pour utiliser les satellites radioamateurs, le matériel nécessaire peut varier considérablement en fonction du type de trafic que vous souhaitez faire.

Pour les satellites utilisant des transpondeurs analogiques :

Pour débuter avec des transpondeurs FM comme sur AO-51, AO-27 et SO-50, un simple appareil FM bi-bande (VHF-UHF) de voiture couplé a une antenne verticale peut suffire quand il n’y à pas trop de monde qui essaye de rentrer sur le satellite. Le même équipement peut servir à faire des liaisons avec les navettes américaines ou la station spatiale (STS ou ISS) lorsqu’elles sont actives. Certains ont réussi à utiliser ces satellites avec un simple bi bande portable et son antenne en caoutchouc en préférant les passages nocturnes en semaine quand l’activité est réduite. On choisira de préférence les passages bas sur l’horizon ou le gain de l’antenne est le meilleur.

Pour les satellites en orbite basse (LEO = Low Earth Orbiting), utilisant des transpondeurs linéaires (SSB, CW) comme les satellites russes de la série RS12, RS13 (aujourd’hui hors service). Il vous faudra, au moins un transceiver BLU (VHF) et un récepteur décamétrique (HF) capable de recevoir ce mode. les antennes sur les bandes HF pourront être de simple dipôles, l’antenne VHF sera une directive orientée en azimut et, de préférence, aussi en site (ce n’est pas une nécessité absolue, on peut aisément utiliser les passages à faible élévation des satellites). La compensation de l’effet Doppler pourra être faite à la main (pas très facile !) ou par un logiciel spécialisé (Ex : « The Station Program » de VP9MU => voir sur le site de l’AMSAT-F) avec une interface adéquate (CAT = Computer Aided Tuning) pour commander directement l’émetteur récepteur.

Pour les satellites comme FO-20, FO29, AO-7 ou le tout dernier lancé VO-52, il vous faut un équipement VHF/UHF en BLU en utilisant des appareils multi bandes (IC820, 821 chez Icom ou FT726,736, 847 de chez Yaesu ou bien TS790,TS2000 de chez Kenwood etc.) ou bien toute autre combinaison d’émetteurs récepteurs séparés.

Pour utiliser AO-10, il faut un équipement SSB VHF/UHF et des antennes directives à grand gain orientées en site en azimut (quoique certains arrivent à utiliser le satellite lorsqu’il a une faible élévation au dessus de l’horizon en se passant de moteur d’élévation). Les signaux reçus sont assez faibles, l’emploi d’un préamplificateur de réception apporte un certain confort d’écoute. AO-10, dont le contrôle d’attitude est en panne, tourne lentement sur lui-même, affectant ainsi les signaux d’un QSB (fading) lent et profond. Ses batteries étant hors service, il ne fonctionne plus que lorsque ses panneaux solaires sont suffisamment illuminés.

Pour des satellites similaires à Phase 3D, l’équipement sera identique à celui utilisé pour AO-10, la puissance du satellite étant bien plus importante, les préamplificateurs de réception ne seront plus indispensables. Le satellite P3D était prévu pour stimuler l’activité sur les bandes UHF/SHF qui sont particulièrement menacées aujourd’hui, n’hésitez pas à vous équiper sur ces fréquences.

Dernier point; la puissance d’émission
Beaucoup d’amateurs sont persuadés qu’il faut une grosse puissance pour utiliser les satellites, c’est évidement une erreur ! Il ne s’agit pas d’EME (1). A tel point que les concepteurs des satellites radioamateurs étudient des moyens techniques pour atténuer les signaux trop puissants (système LEILA sur P3D) venant des stations « alligators » (grandes g….. et petites oreilles !).
Les satellites eux-mêmes ne sont pas très puissants (- de 10 W pour la plupart). Pour une station au sol, un équipement ordinaire de 25 à 50 W maximum doit suffire dans tous les cas. Le reste n’est qu’une question de qualité et de gain des aériens, de méthode et de discipline dans le trafic.

(1) EME = Earth Moon Earth = Terre Lune Terre : liaisons réalisées en utilisant la lune comme réflecteur radio qui nécessite une grosse puissance à l’émission ainsi que des antennes à grand gain.

Pour les satellites numériques (du type « Pacsat »):

Le trafic sur les satellites numériques est le mode qui demande le matériel le plus important car, pour être efficace, il faut automatiser complètement la station afin de la laisser tourner 24h sur 24. Le transceiver sera un bi bandes (VHF/UHF) modifié pour le 9600 Bauds et éventuellement des vitesses supérieures (Kit IFD de chez Symek) équipé d’une interface CAT, un modem capable de recevoir au moins le 9600 Bauds (G3RUH, TNC2H, TNC3S ou DSP) et enfin le système de poursuite qui va automatiser la station et s’occuper d’orienter les antennes, ainsi que de la compensation de l’effet Doppler (UNI_TRAC, TRAKBOX, KCT, SASI, SATDRIVE).
Les antennes seront des yagis, montées sur un rotor site/azimut (Yaesu G5400, G5600, G5500 ou autre ou éventuellement un système de « construction maison » pour les bricoleurs qui sont nombreux chez les radioamateurs).
Pour la partie informatique, un PC (ou autre) à base de pentium et le logiciel WISP (ou autre pour les autres plate formes et systèmes d’exploitation) sous Windows 95/98 sera utilisé pour la gestion des passages 24h/24.

Source : F6BXM – http://f6bxm.free.fr/satellites/le_mat.htm

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