VIDÉO | Extrême: il gravit l’Everest deux fois… en deux jours

  • Monde – P.P. – L’Avenir
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Sportif multi-casquettes, Kilian Jornet est devenu un alpiniste de l’extrême. L’un de ceux qui apprécient repousser les limites tant et plus loin. Dernier défi relevé: l’escalade de l’Everest deux fois en deux jours.

Petit retour en arrière. Nous sommes en 2011 et l’Espagnol Kilian Jornet, joggeur, alpiniste et skieur est en quête de nouveaux objectifs. D’une nouvelle motivation. Petit à petit, les projets se mettent en place. A partir de 2012, il entame ses premières traversées extrêmes: du Mont-Blanc et d’autres sommets, notamment en Amérique. Avant de se mesurer à l’Everest.

L’idée au moment de partir à l’assaut de ce dernier: le gravir jusqu’au sommet, d’une traite, à partir du dernier logement habité. Kilian se souvient de la première ascension. À nos confrères du Monde, il raconte: «Arrivé à 7700 mètres d’altitude, j’ai eu des crampes l’estomac. J’ai été pris de vomissements, de diarrhées… mais aussi de moments de doute plus haut, à 8300 mètres. Je devais m’arrêter tous les 20 mètres.»

Téméraire, cet alpiniste de l’extrême a continué tant qu’il n’y avait pas de danger. «Tout au long de l’ascension, j’ai éprouvé un sentiment de sécurité. J’ai même eu droit à un superbe couché de soleil. Je n’ai pas eu trop froid… pas plus que dans les Alpes, par exemple.»

« Je ne savais plus si j’étais dans un rêve ou dans la réalité. »

Et de réaliser son objectif, mais avec un léger goût de trop peu. «Je me suis dit que si j’arrivais à récupérer, j’essayerais bien à nouveau. J’étais à la fois à la recherche de meilleures sensations et je voulais tester la capacité de récupération.»

Nous sommes au mois de mai dernier et les prévisions météorologiques sont plutôt favorables. «On nous annonçait cinq jours de bonnes conditions. Après deux journées de repos au camp de base, j’ai décidé de gravir l’Everest une seconde fois.»

Oui mais voilà, les prévisions n’étaient pas tout à fait exactes. Des chutes de neige ont perturbé cette seconde ascension. Malgré tout, Kilian Jornet parvient au sommet en 17 heures. Avant de connaître un moment de vide. «J’ai connu un trou de mémoire de 20 minutes environ. Une phase noire. Je ne savais plus si j’étais dans un rêve ou dans la réalité. J’avais des hallucinations. J’ai patienté et me suis reposé pendant une heure. Au réveil, je me sentais à nouveau lucide.»

De retour au camp de base, Kilian insiste sur l’importance de «pouvoir renoncer en montagne. L’essentiel, c’est la façon de faire, pas le but en soi.» Il livre aussi son avis sur le dopage dans le monde de l’alpinisme: «C’est mentir à soi-même, ça veut dire que quelque chose ne va pas, que tu es malheureux. Que tu accordes plus d’importance au but qu’au cheminement pour y parvenir. Or, c’est bien ça qui compte: le cheminement.»

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