Des chemins de fer les plus dangereux

Cette liste comprend 12 des chemins de fer les plus dangereux et les plus extrêmes du monde!

Des chemins de fer Que les gorges profondes et les descentes verticales proches, à un pont ferroviaire de 100 ans construit sur la mer.

Ce sont quelques-uns des chemins de fer les plus incroyables, incroyables et incroyables du monde entier.

Ces chemins de fer offrent une expérience audacieuse à ceux qui les prennent.

Les trains doivent traverser les chemins de fer les plus dangereux le long de leur voyage. Cependant, on peut apprécier la beauté scénique en voyageant sur eux.

Ciel d’été : quels sont les constellations et les plus beaux objets à observer ?

Hormis la Lune et les planètes, et outre les étoiles filantes qui pleuvent de-ci de-là de la fin juillet jusqu’à la mi-août – les Perséides -, quelles sont les constellations que l’on peut voir dans le ciel d’été ? Et quels sont les plus beaux objets célestes à observer dans un instrument quand on est un simple curieux ou un astronome amateur débutant ? Trouvez votre chemin parmi les étoiles et de préférence, bien sûr, depuis un site où la pollution lumineuse est la plus faible possible.

Puisque la Terre tourne autour du Soleil, nous ne voyons donc pas les mêmes constellations toute l’année. Toutefois, il y a des exceptions sous nos latitudes : les constellations dites circumpolaires, c’est-à-dire celles qui entourent l’étoile Polaire. C’est au-dessus de l’horizon nord que nous pouvons les voir. Parmi ces constellations que nous voyons toute l’année, citons les très célèbres Grande Ourse (les 7 plus brillantes forment l’astérisme de la Grande Casserole) et Petite Ourse, le Dragon qui serpente entre elles, Cassiopée et son mari Céphée.

Au fil de la nuit, les constellations se déplacent dans le ciel. Mais que peut-on voir les soirs de juillet et d’août, entre 22 h et 23 h, lorsque les enfants ne sont pas encore couchés ? N’hésitez pas à vous reporter à la carte du ciel pour retrouver chacune d’entre elles.

Les constellations visibles vers l’ouest

À l’ouest, au-dessus des dernières lueurs du crépuscule, on peut distinguer les étoiles de la Vierge dont la brillante Spica. Plus haut, il facile de remarquer Arcturus (sa couleur est orangée), une des premières étoiles à « s’allumer » les soirs d’été. Son nom signifie le « gardien des ours » — elle n’est pas loin de la Grande Ourse —, et elle appartient à la constellation du Bouvier — il veille sur les bœufs du Grand Chariot. À gauche (à l’est) du gardien des bœufs, on aperçoit les délicates étoiles de la Couronne boréale (ou Couronne d’Ariane) dessinant un demi-cercle. Plus haut, presque au zénith, s’étend Hercule (l’Agenouillé). L’ensemble ressemble à un grand H. L’une de ses extrémités figure un de ses pieds qui écrase la tête du Dragon.

Les constellations visibles vers le sud

À l’est du fils de Zeus, une étoile très brillante attire l’attention. Il s’agit de Véga, de la constellation de la Lyre (les autres étoiles dessinent un parralélipéde). En dessous de l’Agenouillé sont installés le Serpent et le Serpentaire, nommé aussi Ophiuchus. Il s’agit de la treizième constellation du zodiaque.

Nous regardons à présent vers le sud. Et qui voit-on près de l’horizon par les belles nuits d’été ? Le Scorpion. La créature est assez facile à reconnaître, à condition qu’une partie de cet ensemble d’étoiles ne soit pas caché par un bâtiment ou une colline. C’est son manque de hauteur (les couches d’atmosphère sont plus épaisses près de l’horizon) qui fait palpiter son étoile la plus brillante : la supergéante rouge Antarès. Son nom signifie la « Rivale de Mars-Arès ». Elle est rouge-orangée et facile à repérer dans le ciel.

En regardant plus vers l’est, à gauche de la queue du Scorpion, toujours vers le sud, on peut admirer encore une autre constellation du zodiaque : le Sagittaire, nommé aussi l’Archer. Sa forme n’est pas évidente à reconnaître et il est plus facile, comme les Anglo-Saxons, d’y voir une théière dessinée avec les principales étoiles.

Carte du ciel pour le 12 août vers 22 h. En 2017, Jupiter est visible dans la Vierge, à l’ouest et Saturne brille dans le Serpentaire, au sud. Créez et imprimez votre propre carte du ciel selon votre position géographique et l’heure de votre choix sur le site Heavens-Above. © Heavens-Above

Le Triangle de l’été ou les Trois belles de l’été

Au-dessus du Sagittaire et à l’est d’Ophiuchus, on peut admirer la constellation de l’Aigle. Son étoile la plus brillante est Altaïr. Avec Véga, dans la Lyre, et Deneb, dans le Cygne, elle forme l’astérisme dit du Triangle de l’été. Trois des étoiles les plus brillantes du ciel d’été, suspendues haut dans le ciel. Elles sont aussi nommées les Trois belles de l’été.

Le Cygne déploie ses larges ailes entre Céphée, l’Aigle, la Lyre et Pégase. En cette saison, il vole au zénith, traversé par la Voie lactée, pavée de milliards d’étoiles.

Les constellations visibles vers l’est

Vers l’est, au milieu de l’été vers 22 h-23 h, on peut voir un grand carré d’étoiles. Il s’agit de Pégase, du moins de la partie la plus reconnaissable. D’autres étoiles composent les jambes, le cou et la tête du Cheval ailé. Dans la mythologie grecque, l’animal né du sang de la Méduse à son destin lié à celui de Persée, lui aussi visible dans le ciel. C’est lui qui a coupé la tête de la fameuse Gorgone. Persée est en train de se lever au-dessus du nord-est en cette période de l’année.

À droite du héros et reliée à Pégase, se tient Andromède. Regardez bien, elle tient dans une de ses mains une tache lumineuse assez pâle : c’est la galaxie d’Andromède (M31). Sa mère et son père, roi et reine d’Éthiopie, ne sont autres que Céphée (constellation en forme de maison) et Cassiopée (en forme de W), visibles en direction du nord.

Quels sont les plus beaux objets célestes à observer dans le ciel d’été ?

Avant de commencer, notez que vous pouvez retrouver la position des objets cités ci-après grâce aux cartes du ciel disponibles sur Internet (par exemple, Google Sky), avec le logiciel gratuit Stellarium, ou via des applications dédiées pour smartphones et tablettes.

Amas globulaires : le Grand Amas d’Hercule, en début de nuit

En début de nuit, l’été, l’un des premiers objets auquel on songe appartient au catalogue de Messier : M 13 (Messier 13 ou NGC 6205). Il est aussi surnommé le Grand Amas d’Hercule car présent dans cette constellation accrochée très haut dans le ciel. De la sélection, ce n’est pas le plus proche de tous : quelque 25.000 années-lumière nous en séparent. Large d’environ 135 années-lumière, M 13 est l’un des 150 amas globulaires connus qui gravitent autour de notre galaxie.

Ce regroupement d’étoiles très dense est apprécié pour son aspect granulaire et tentaculaire. La plupart de ses étoiles (entre de 500.000 et un million) ont le double de l’âge du Soleil. Même s’il est quasiment invisible à l’œil nu dans nos contrées, c’est un objet relativement lumineux. Pour l’anecdote, un message a été envoyé dans sa direction en 1974 depuis la grande antenne d’Arecibo. Il devrait arriver dans un peu moins de 25.000 ans…

Vue d’ensemble du grand amas d’Hercule (M 13). Edmond Halley a déclaré à son sujet « qu’il se montre à l'œil nu, lorsque le ciel est serein et la Lune absente ». Aujourd’hui, pour le voir dans ces conditions, nous devons fuir la pollution lumineuse. © Martin Pugh

Autre amas globulaire remarquable : Messier 22 (M 22, NGC 6656). C’est l’un des plus beaux et le troisième plus lumineux après Omega Centauri et 47 Tucanae qui, eux, sont visibles dans le ciel austral. Situé à environ 10.400 années-lumière, dans le Sagittaire, il est aussi l’un des plus proches de nous.

Amas ouverts : les Pléiades, le double amas de Persée, Messier 11…

À la différence des amas globulaires, les amas ouverts concentrent des centaines de jeunes étoiles. L’un des plus beaux exemples – visible qui plus est sans instruments – est celui des Pléiades(M 45). On ne peut pas le manquer dans le ciel d’hiver ; en été, on peut le voir émerger de l’horizon nord-est au cours de la deuxième partie de nuit, après le lever de Persée.

Dans cette dernière constellation, on peut admirer avec une paire de jumelles ce qui est surnommé le « double amas de Persée » (NGC 884 et NGC 869 ou h et χ Persei). Ces deux essaims, distants de la Terre d’environ 7.500 années-lumière, sont visibles dans la Voie lactée, entre le héros mythologique et sa belle-mère Cassiopée.

L’amas ouvert M 7 ou amas de Ptolémée, visible dans le Scorpion, en direction du centre de la Voie lactée. © Roberto Colombari

Autres amas remarquables : Messier 11 (M 11 ou NGC 6705) et Messier 7 (M 7). Le premier, surnommé « l’amas du Canard Sauvage », est visible avec un instrument au sein de la petite constellation de l’Écu de Sobieski. C’est l’un des plus denses de sa catégorie. Près de 3.000 étoiles, âgées tout au plus de 250 millions d’années, y sont regroupées, à quelque 6.000 années-lumière.

Le second est surnommé « l’amas de Ptolémée » après que l’astronome, astrologue et géographe grec a parlé d’« un petit nuage qui suit le dard du Scorpion ». En effet, cette grappe d’une centaine d’étoiles, discernable à l’œil nu, est située à l’extrémité de cette constellation emblématique du ciel d’été, à environ 980 années-lumière.

Les nébuleuses Messier 20 et Messier 8, dans le Sagittaire

C’est principalement le long de la Voie lactée que l’on peut observer avec un instrument de petites et délicates taches laiteuses appelées « nébuleuses ». Ces nuages sont des forges d’étoiles.

Celles que l’on peut distinguer sont les plus actives, telle Messier 20 (M 20 ou NGC 6514), surnommée Trifide, et Messier 8 (M 8 ou NGC 6523) également désignée nébuleuse de la Lagune(accompagnée d’un amas ouvert), toutes les deux sont dans le Sagittaire, en direction du centre de notre galaxie.

Les fleurs du Sagittaire : en haut à gauche, la nébuleuse de la Lagune (M 8), à droite, NGC 6559, et en bas, la nébuleuse Trifide (M 20) en bas. © Andrew Campbell

Les nébuleuses planétaires : l’anneau de la Lyre et Messier 27

Autres nébulosités à ne pas rater dans le ciel d’été : les nébuleuses planétaires. Elles n’ont rien à voir directement avec les planètes (l’appellation est trompeuse) et s’apparentent en réalité au déclin d’étoiles comparables au Soleil. On peut observer facilement les deux plus célèbres : Messier 57 (M 57 ou NGC 6720) et Messier 27 (M 27 ou NGC 6853).

Le surnom de la première est l’anneau de la Lyre de par sa forme et sa position entre deux étoiles du parallélépipède de cette constellation dominée par l’étoile Véga. Distant de 1.400 années-lumière, le nuage qui enveloppe la naine blanche au centre aurait commencé son expansion il y a entre 6.000 et 8.000 ans.

La nébuleuse planétaire Dumbbell (M 27). Au centre du nuage le plus dense en forme de trognon de pomme, la naine blanche. © Joe & Gail Metcalf, Adam Block, NOAO, AURA, NSF

La seconde a plusieurs surnoms à cause de sa silhouette évasée (des extensions sont moins visibles) : nébuleuse des Haltères (Dumbbell, en anglais), « le diabolo » ou « le trognon de pomme ». Le nuage formé par son étoile centrale aurait commencé à s’étendre il y a 3.000 à 4.000 ans. M 27 se situe à environ 860 années-lumière de la Terre, au sein de la constellation du Petit Renard.

Étoiles doubles et Triangle d’été

Parmi les plus brillantes des étoiles, citons celles qui composent le « Triangle d’été », appelées aussi les « Trois Belles d’été » : Véga (Lyre), Deneb (Cygne) et Altaïr (Aigle). Au-dessus de l’ouest, Arcturus (Bouvier). Et vers le sud : la rouge Antarès (Scorpion).

À 380 années-lumière de la Terre, l’étoile double Alibero, la tête du Cygne. Les deux étoiles de couleurs (donc de températures) différentes seraient séparées de 40 unités astronomiques (40 fois la distance entre la Terre et le Soleil) © Richard Yandrick

Parmi les étoiles doubles à observer, citons l’étoile qui marque la tête du Cygne, Albireo. Une rouge-orangé et une autre, bleutée. Autre cas remarquable : Izar, la deuxième étoile la plus brillante du Bouvier. Elle apparaît jaune-orangé et bleue.

Observer la Voie lactée en été

Pour terminer cette sélection, citons la majestueuse Voie lactée, un corps céleste immense (c’est notre galaxie vue de l’intérieur) ne nécessitant aucun instrument pour l’admirer. Ce fleuve d’étoiles est d’autant plus beau et fascinant par une belle nuit noire sans Lune et dénuée de pollution lumineuse. Allongé dans l’herbe, on se sent alors vraiment tout petit, flottant parmi les étoiles…

Voyage au cœur de la nébuleuse de la Lyre  Cette vidéo combine des images de la Voie lactée prises dans le cadre du Digitized Sky Survey 2, par Hubble et le Large Binocular Telescope Observatory (LBTO). On y découvre une des nébuleuses les mieux connues et les plus facilement observables. C’est parti pour un voyage en direction de la nébuleuse de la Lyre.

Source : FUTURA SCIENCES

Mont-Blanc : été très meurtrier cette année dans la descente du goûter.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un alpiniste tchèque a fait une chute mortelle  dans le massif du Mont-Blanc, alors que les recherches pour retrouver un Japonais porté disparu lundi restaient vaines, a-t-on appris auprès des secouristes français.

Vers 11h00 locales (09H00 GMT), un alpiniste tchèque de 42 ans, non encordé malgré sa progression avec d’autres amis à la descente, a dévissé dans le couloir du Goûter et est mort sur le coup, ont rapporté les secouristes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix.

Les recherches ont été par ailleurs infuctueuses pour retrouver l’alpiniste japonais de 35 ans. « Avec le mauvais temps qui a régné cette semaine, le fait qu’il avait indiqué qu’il se mettait à l’abri dans un trou et qu’il pouvait tenir 2 ou 3 jours -c’était mercredi-, maintenant je pense qu’on a un mort enfoui sous la neige », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Bozon, chef du PGHM de Chamonix.

« Un hélicoptère a décollé ce matin à 7h, on a reconnu minutieusement toute la zone où il pourrait être, ça n’a rien donné », a poursuivi M. Bozon. Des reconnaissances de deux équipes à pieds ont été faites également, mais les secouristes ont dû être évacués, avec difficulté, vers 10h30 en raison d’une dégradation du temps. En début d’après-midi, les secouristes italiens, sollicités par le PGHM, ont survolé de nouveau la zone avec un appareil de localisation de détecteur de victime d’avalanche. Sans succès.

Une des difficultés réside dans l’absence de localisation précise du disparu. Ce dernier avait envoyé à un ami au Japon, qui les a transmis au PGHM, des indications « incohérentes », selon le lieutenant-colonel Bozon. D’après les témoignages recueillis à la suite de l’appel à témoins, le Japonais aurait croisé plusieurs cordées à différents endroits qui lui auraient toutes conseillé de rebrousser chemin.

Le toit de l’Europe et ses 4.810 mètres attirent des alpinistes du monde entier, diversement aguerris et prudents.

Nous savons enfin à quoi servait la boîte retrouvée en 1962 dans une forêt canadienne

Crédits : David McPherson

Le journal CBC News a résolu avec l’aide des internautes un mystère vieux de plus d’un demi-siècle : celui d’une boîte blanche tombée du ciel dans une forêt du Canada qui n’est pas étrangère à la CIA.

En 1962, un certain David McPherson Sr marche dans la forêt de Lutes Mountain (Canada), celui-ci tombe sur une mystérieuse boîte reliée à un parachute retenu par un arbre. D’un poids de 181 kilogrammes, la fameuse boîte comportait deux grosses lentilles encastrées à l’intérieur.

La trouvaille fût source de grande curiosité pour David McPherson Sr, surtout qu’après avoir rapporté la boîte chez lui, l’armée canadienne l’a sommé de la restituer. Comme l’indique CBS News dans un article consacré au sujet paru le 24 juillet 2017, l’intéressé, décédé en 2016, est parti sans en savoir plus sur la nature de sa découverte.

Les internautes ont retrouvé un document déclassifié (PDF en anglais/8 pages) publié sur le site officiel de la CIA. La boîte retrouvée n’était ni plus ni moins qu’un appareil photo d’espionnage que les États-Unis ont utilisé durant la Guerre froide afin de prendre des clichés du territoire soviétique.

La boîte en question entrait dans le cadre d’un projet nommé Genetrix consistant à déployer pas moins de 500 ballons gonflables vers le milieu des années 1950. Le projet aurait permis entre autres de repérer ce qui a été identifié comme étant le complexe nucléaire de Dodonovo comme l’explique un second document déclassifié (PDF en anglais/6 pages).

Crédits : David McPherson

À cause des aléas de la météo, les États-Unis auraient seulement retrouvé une trentaine de ballons sur le total envoyé dans les airs. Ainsi, celui retrouvé par David McPherson Sr faisait sûrement partie des ballons ayant effectué le moins de distance puisque l’URSS et le Canada étaient tout de même situés à bonne distance l’un de l’autre.

Après avoir fait la lumière sur le mystère grâce aux internautes volontaires, CBC News a publié un second article afin de donner une explication complète. Le fils de David McPherson sr interrogé à cette occasion avait déclaré qu’il était « tellement excitant que ce soit finalement une caméra d’espionnage de la CIA » et que « l’armée n’avait probablement pas le choix, elle ne pouvait pas nous dire ce que c’était. »

Sources : CBC News – Mashable

Passionné d’alpinisme, il se lance un défi : gravir les 7 points culminants de chaque continent.

,12 Etape 1 : le Mont Elbrouz

Un jeune homme qui soulève des montagnes !

Hugo Haasser est un jeune français de 25 ans originaire de Thonon-Les-Bains, passionné par la montagne, avide d’altitude et de sports extrêmes, éprouvant ce besoin incessant de découvrir le monde sous un nouvel angle. Avec à son actif déjà 36 ascensions de plus de 4000 mètres (dont 4 fois le Mont Blanc), cet alpiniste amateur souhaite prendre encore plus de hauteur : il décide de partir à la conquête des 7 montagnes les plus hautes de chaque continent, un challenge baptisé « Les Seven Summits ». Relèvera-t-il le défi jusqu’au bout ? Rencontre avec ce mordu d’apesanteur, qui nous raconte sa première expédition.

Un rêve d’enfant, entre voyage et alpinisme

Cette passion pour l’ascension ne date pas d’hier. À 14 ans, Hugo attrape le virus de l’altitude : c’est en compagnie de son père qu’il commence à découvrir les joies de la randonnée en montagne, lui qui n’avait pourtant jamais aimé marcher jusque-là.

À 14 ans, j’ai commencé à apprécier la randonnée pédestre avec mon père, dans le massif de la Vanoise. Je pense que c’est à cette époque que j’ai attrapé le virus.

Depuis, ce jeune diplômé d’école de commerce n’a pas chômé, c’est le moins qu’on puisse dire ! En l’espace de quelques années, il a gravi 4 fois le Mont Blanc (4809m), dont une fois à ski, puis les 6 points culminants de plusieurs pays dont, entre autres, le Mont Fuji au Japon (3776 m) ou le Pico de Orizaba au Mexique (5740 m). Pas étonnant que le jeune homme veuille aller plus loin, après ça !

 Les 7 summits, mon rêve d’altitude le plus cher : gravir le point culminant de chaque continent combine voyage et alpinisme, mes deux activités favorites. Conscient qu’il s’agit d’un projet onéreux et difficile, j’espère pouvoir le mener à bien.
Au sommet du Mont Blanc/Crédits : Hugo Haasser

Première ascension :  le Mont Elbrouz

Pour commencer les hostilités, Hugo décide de s’attaquer au mont Elbrouz, le premier point culminant de sa liste audacieuse. C’est donc en mai dernier qu’il part direction la Russie, à la rencontre de cette montagne pas comme les autres. Avec ses 5 642 mètres, celle-ci constitue tout de même le plus haut sommet de la Russie, du Caucase, mais aussi d’EuropeRecouvert de plusieurs glaciers, cet ancien volcan connaît des conditions climatiques capricieuses, qui peuvent en rendre l’ascension difficile. Néanmoins, le paysage en vaut le détour, et la voie d’ascension sur le versant nord de la montagne est réputée pour être magnifiquement sauvage, avec une faune et une flore riches, protégées par un parc national depuis 1986.

Mer de nuages sur la Géorgie/Crédits : Hugo Haasser

À cause d’un créneau météo trop court pour se lancer sur la face nord, notre alpiniste amateur décide d’emprunter la face sud.

La face sud se présente comme l’itinéraire le plus simple et le plus court pour atteindre le sommet. Mais les nombreuses remontées mécaniques et refuges présents sur la voie rendent les lieux bien moins esthétiques.

Accompagné de l’un de ses amis, Xavier, Hugo chausse ses skis de rando le lendemain de son arrivée en Russie, pour faire un repérage de lieux, ou plutôt, une acclimatation, empruntant pour cela un vieux télésiège à 2500 mètres.

À ces hauteurs, je constate que les températures sont bien plus élevées que dans les Alpes.

À 3601 mètres d’altitude, le temps se fait de plus en plus capricieux, mais le retour se passe sans encombre.

Acclimatation à plus de 4800 mètres/Crédits : Hugo Haasser

Le jour tant attendu est enfin arrivé et il est temps pour les deux amis de prendre la route, chargés comme des mulets ! Arrivés en ski à la station de Mir qui s’élève à 3470 mètres, l’itinéraire se découvre enfin : le toit de l’Europe s’offre sous leurs yeux ébahis. C’est en 13 heures environ que les deux grimpeurs gagnent le refuge des Barrels, après avoir croisé de nombreuses personnes sur leur chemin.

 Nous entrons dans une bâtisse en taule arrondie peinte aux couleurs de la Russie. Le confort y est primaire mais les lieux sont chauffés, un soulagement ! C’est à cet instant que le gardien, sorti de nulle part, nous rattrape, et nous demande 4000 roubles pour deux nuits.
Refuge des Barrels/Crédits : Hugo Haasser

Mais c’est au quatrième jour que l’ascension à proprement parler commence : à une heure du matin, l’excitation est à son comble, et les conditions atmosphériques, parfaites.

Le lever de soleil, dont nous sommes témoins vers 4600 mètres, est magique mais glacial. La Grande Ourse disparaît peu à peu. Les températures doivent désormais avoisiner les -30 degrés.

Après quelques heures, la progression commence à se faire très douloureuse et le manque d’oxygène se faisant grandement ressentir. Pentes de neige à 5200 mètres et charges lourdes, Hugo évolue doucement, mais sûrement. Enfin, à 11 heures et 15 minutes exactement, le toit de l’Europe s’offre à lui, ému par la beauté qu’elle révèle, au-dessous.

Au sommet du Mont Elbrouz/Crédits : Hugo Haasser

Témoignage

Nous avons recueilli le témoignage d’Hugo à froid, quelques mois après sa première ascension :

Comment s’est passée globalement cette première ascension ?

Elle s’est très bien déroulée. Nous avons décidé de tenter l’Elbrouz en ski de randonnée, afin de pouvoir le skier à la descente. Un défi supplémentaire physiquement, car le matériel porté à la montée est plus conséquent qu’à pied. Nous sommes arrivés dans le Caucase, au sud de la Russie, le samedi 13 mai 2017 au soir. Le dimanche matin, nous avons gravi le Cheget Peak (3601 m), montagne voisine de l’Elbrouz, dans un but d’acclimatation. C’est le lendemain que nous avons débuté la véritable ascension du toit de l’Europe, avec la montée aux refuges des Barrels (3800 m). Le mardi, nous avons continué notre processus d’acclimatation jusqu’à 4800 mètres, puis sommes redescendus aux gites. Le mercredi, contre toute attente, nous avons eu un créneau météo formidable. Le départ a été donné avant les deux heures du matin. Le sommet était sous nos pieds à 11 heures et quart. Sur le plan météorologique, c’est une montagne capricieuse où les tempêtes sont monnaie courante et où les températures peuvent tomber très bas. Nous avons atteint le sommet par beau temps, une chance ! Sur le plan physique, nous étions bien entraînés, la souffrance a été grandement diminuée.

Pourquoi avoir commencé par le mont Elbrouz ?

Le Mont Elbrouz constitue le sommet le plus abordable à tout point de vue. C’est déjà un voyage raisonnable financièrement. De plus, c’est une expédition assez courte. Si les conditions sont bonnes et si l’acclimatation est réalisée au préalable, l’Elbrouz peut s’atteindre en deux jours par le versant sud. Il s’agit donc d’une introduction idéale aux expéditions à haute altitude !

Au sommet du Mont Elbrouz / Crédits : Hugo Haasser

Avez-vous ressenti des moments de peur, de doute ?

Je n’ai pas ressenti de peur durant ce voyage. Par contre, de doute, oui, et à de nombreuses reprises. Premièrement, les prévisions météo n’étaient pas optimales à notre arrivée. Heureusement, elles se sont trompées sur toute la ligne. De plus, le mardi soir, la veille du sommet, une tempête s’est abattue sur nous. Beaucoup de neige fraîche s’est installée sur les flancs de la montagne. Une traversée assez raide doit être réalisée sous le sommet oriental pour atteindre un col. Ce dernier est un passage obligatoire pour atteindre le sommet ouest, le plus haut. Nous ne savions pas s’il était sage de s’y aventurer, des avalanches pouvant se décrocher à cet endroit. Une fois sur place, nous avons vu que ça ne craignait rien et que la nivologie était stable.

Qu’est-ce qui a été le plus dur ?

Le plus difficile a été les 200 derniers mètres de dénivelé. Arrivés au col entre les deux sommets, à 5416 mètres d’altitude, nous avons fait une longue pause. Ayant déjà neuf heures d’ascension dans les jambes, skis aux pieds, la fatigue devenait intense. Nous avons décidé de laisser nos sacs à dos et nos skis au col, pour finir de monter le plus léger possible. En amont, il était nécessaire de s’arrêter toutes les 30 secondes pour souffler. Quel bonheur de voir enfin les derniers mètres qui se dessinent droit devant, et de se dire que le sommet est proche !

Quel a été votre moment préféré ?

Mon moment préféré a été le lever de soleil, à plus de 5000 mètres d’altitude. La chaîne du Caucase s’est illuminée derrière nous petit à petit, un spectacle grandiose ! Malgré les -35 degrés qui régnaient, j’étais très heureux d’avoir assisté à un tel panorama. Je retiendrais tout particulièrement cette mer de nuages au petit matin, transpercée par les hautes cimes. L’Ushba, montagne élancée de Géorgie, était magnifique !

Est-ce le physique qui lâche avant le mental ou le contraire ?

L’alpinisme est un sport autant difficile physiquement que mentalement. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans cette discipline. Sans réelle motivation, chaque sommet serait un calvaire insurmontable. Selon moi, sur de grandes ascensions, le corps lâche très souvent avant le mental. À haute altitude, ce paramètre doit être sans faille. Malgré un entrainement physique conséquent, c’est avant tout mon mental qui m’a poussé sur le toit de l’Europe.

Avez-vous fait de belles rencontres ?

Au refuge des Barrels, nous avons sympathisé avec un norvégien, avec qui nous avons aussi partagé l’ascension, et la nourriture ! Ce fut une très belle rencontre, pleine d’humanisme. Nous avons également rencontré un couple de Français, ayant emporté avec eux du fromage de Tignes et du vin rouge ! À 3800 mètresd’altitude, au fin fond de la Russie, ce fut avec grand plaisir que nous avons pu redécouvrir les délices de la gastronomie française !

Etes-vous confiant pour la suite de l’aventure ?

Je suis confiant, même si je sais qu’il me reste le plus gros à faire. L’Everest et le Vinson sont selon moi, les cimes les plus difficiles à gravir. Sans parler du côté financier, l’Everest reste un réel défi physique, non sans risque. Quant au Vinson, perché au milieu de l’Antarctique, rares sont les voyages qui s’organisent sur ses flancs. Logistiquement parlant, je pense que ça va être un vrai casse-tête.

Quelle est la prochaine étape ?

La prochaine étape de mon défi se déroulera en Tanzanie, sur les pentes du Kilimandjaro (5895 m). Je prends d’ailleurs l’avion cette semaine pour tenter ma chance. En janvier 2018, si j’ai le temps et l’argent, j’aimerais gravir l’Aconcagua(6962 m), point culminant de l’Amérique du Sud.

Expo-bourse de collectionneurs. Berck-sur-Mer (62) Dimanche 20 août 2017

Cette année encore dans les Hauts-de-France sur la côte d’Opale, chers radiofilistes, pour la première fois, nous nous associerons à l’exposition et bourse d’échanges des collectionneurs organisée comme chaque année par le CCBE (Club des Collectionneurs de Berck et Environs).

Cette grande manifestation se déroulera à la salle Fiolet, parking des sports-rue Émile-Lavezzari à Berck-sur-Mer (62600). Petite restauration sur place : bar, sandwiches et boissons. Entrée gratuite au public.

Pour tous renseignements et réservations des tables contacter Jean-Luc Vendamme , email  ou Simone Schapman par émail.  Juste un petit conseil : réservez très vite vos tables (10 € le ml).

Source :  Radiofil