D’où viennent le Mayday et le SOS ?


SOS

SOS est l’interprétation en code Morse du signal de détresse et de demande d’assistance immédiate signé à la convention de Berlin le 3 novembre 1906,
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par extension le signe « SOS » est utilisé comme nom mnémotechnique de ce signal.

Article sélectionné par Gérard F1RO

À cause d’un moteur en feu, le vol UA328 d’United Airlines a lancé une alerte « Mayday » au-dessus de Denver (États-Unis). Mais savez-vous d’où viennent le Mayday et le SOS, devenus aujourd’hui des messages de détresse universels, connus dans le monde entier ?

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-02-22/dou-viennent-le-mayday-et-le-sos-messages-de-detresse-utilises-dans-le-monde-entier-c23b47f2-e6df-488a-9520-66a79b5c2a6e?utm_source=neolane_po_newsletter-eds&utm_medium=email&utm_campaign=lienarticle&utm_content=20210222

Le service qsl du R.E.F

Le Service QSL Le service QSL du REF Parmi tant d’autres, le REF vous offre le service QSL, qui vous permet d’envoyer et de recevoir les confirmations de vos QSO. QSL is the final courtesy of a QSO…

Certes, il existe le système LoTW que vous connaissez sûrement, mais une carte plus personnelle est toujours la bienvenue. Et rappelez-vous que votre QSL est l’image, dans les deux sens du terme, que vous allez donner de vous : évitez d’envoyer des  torchons  comme il arrive d’en voir…

Il semble utile de rappeler certains conseils, et certains principes de fonctionnement du service QSL du REF.

La QSL idéale

Elle vous représente auprès de votre correspondant, portez donc à sa réalisation l’attention qu’elle mérite. Par pitié, préférez un format 14 x 9 cm. Vous aurez remarqué que la grande majorité des cartes que vous recevez sont à ce format. Tout format plus grand, lorsqu’il passe entre les mains des personnes qui trient les cartes, augmente le risque qu’elles soient abîmées. Le format 14 x 9 est suffisant pour y mettre toutes les informations de votre station, votre QTH et les données du (ou des) QSO. Et évitez un papier de mauvaise qualité, trop fin. Beaucoup d’OM vont utiliser votre carte pour obtenir des diplômes, mais pour cela, il faut qu’elle soit bien renseignée : mettez votre adresse complète au cas où le destinataire souhaiterait vous répondre en direct (ça arrive).

Entre Français, le département doit y être indiqué : les diplômes DDFM et DPF existent toujours… Si vous opérez depuis une île, la référence IOTA doit être imprimée, ainsi que le nom de l’île. Si vous n’utilisez pas d’étiquette ou que vous n’imprimez pas directement sur la carte, vous remplissez les données du QSO à la main.

Par pitié à nouveau, appliquez-vous. Un V mal écrit peut être confondu avec un U, un A ou un N avec un H, un N avec un M, un D avec un O, etc… Barrez les zéros, pas les O (oscar). Ecrivez lisiblement ! Lorsque vous concevez le design de votre QSL, prévoyez un espace suffisant pour pouvoir y marquer le QSL manager quand c’est le cas.

Si la QSL est envoyée à un manager, il faut l’indiquer clairement, par exemple avec une couleur différente, afin que le destinataire réel apparaisse de manière évidente. Pensez que les gens qui œuvrent dans les bureaux QSL traitent des milliers de cartes : essayez donc de leur faciliter la tâche.

Pour les envois Au REF, les envois de cartes QSL sont réservés aux membres à jour de cotisation, que ce soit vers d’autres stations françaises ou vers les stations étrangères. L’une des premières choses à faire pour toute station sortant de l’ordinaire, est de vérifier s’il y a un QSL Manager, ou une information spéciale pour l’échange de QSL. Pour cela, la première source d’information est http://www.qrz.com/. Beaucoup de stations DX, relativement rares, utilisent M0URX ou M0OXO comme manager, pour ne prendre que ces exemples.

Or, ils refusent systématiquement les cartes qui leur sont envoyées. Vous l’expédiez au bureau du REF, le REF les envoie au bureau de la RSGB, la RSGB les retourne avant même que ces managers ne voient les cartes, et le REF vous les retourne… Que de perte de temps et d’argent ! Allez plutôt sur leurs sites https://www.m0urx.com/ ou https://www.m0oxo.com/, suivez les instructions, et vous pouvez recevoir les cartes tant attendues via bureau. Ils proposent un service communément appelé OQRS, pour Online QSL Request Service, ou en bon français, service en ligne de demande de QSL. A l’opposé, certains managers n’ont pas ce genre de site, mais ne répondent pas via bureau. Par exemple, W3HNK et quelques managers espagnols, mais il y en a d’autres. Inutile donc d’envoyer vos cartes ainsi. Beaucoup de stations ne sont pas membres de leur association nationale. Il est donc inutile de leur envoyer votre carte via bureau. Dans ce cas, ils indiquent par exemple direct only  sur qrz.com. Il arrive aussi que les stations indiquent LoTW only  : inutile d’envoyer votre QSL et de surcharger les bureaux, elle finira sûrement dans la poubelle du destinataire…

Triez vos cartes par pays de destination, et pas uniquement par préfixe : par exemple, 4E, 4I et DU, ce sont les Philippines. Regroupez ces cartes ensembles. Pour les USA, merci de trier par chiffre dans l’indicatif : tous les AA1, AB1, N1, NA1, K1, KA1, W1, WA1, etc. ensemble, pareil pour les 2, etc. Seule exception : pour les 4, trier séparément ceux qui n’ont qu’une seule lettre au préfixe, classez les K4, N4 et W4 ensemble, puis tous les autres 4 ensemble.

Certains pays n’ont pas de bureau QSL. Vous en trouverez la liste dans le tableau plus bas. Pour la réception Le service QSL du REF achemine toutes les cartes QSL qu’il reçoit, y compris celles destinées aux non membres, conformément aux règles de l’IARU. Informez le REF de tout changement d’adresse afin que les cartes soient dirigées vers le QSL manager du bon département. 25 Association Pour cela, un petit mail à : secretariat@r-e-f.org.

Prévenez aussi votre responsable départemental. Informez le REF lorsque vous utilisez un indicatif spécial TM, TO, ou TX. Précisez-en les dates car, comme vous le savez, ces indicatifs peuvent être réattribués.

De même, informez le REF des stations étrangères dont vous êtes éventuellement le manager, ou de vos indicatifs à l’étranger.

Soyez gentils de ne pas multiplier les indicatifs spéciaux pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la radio. Ne serait-il pas temps d’arrêter de célébrer la naissance ou la mort de n’importe qui, de célébrer telle ou telle bataille ?

La définition du service amateur précise que sont exclues toutes références à la politique et à la religion… On pourrait y rajouter les guerres, quelles qu’elles soient, non ?

Bon trafic !

Source : Cet article provient de la revue du REF du mois de mai 2021 page 24 et 25.

Liliane et Maurice Barrard, le couple de Français disparus sur le K2 !

k2 en noir et blanc

HISTOIRE DE L’ALPINISME / MONTAGNE AU FÉMININ

Arnaud P

Eté 1986, Maurice et Liliane Barrard, surnommés le « couple le plus haut du monde », s’attaquent au second sommet de la planète, le K2. Une montagne qui ne pardonne pas les imprudences. Récit de leur aventure qui tourne à la tragédie.

Maurice et Liliane se rencontrent en 1973 au Pérou. Quatre ans plus tard, ils sont mariés et démarrent leur vie commune dans le Val de Loire. Elle est kiné, il est éducateur. Pour eux, bien qu’installés non loin de Chartres, la montagne n’est jamais loin. Dès que l’occasion se présente, ils s’embarquent dans des expéditions en haute altitude. D’abord chacun de son côté, Maurice est par exemple au K2 en 1979 avec Pierre Béghin, puis ensemble.

Les premiers doigts gelés et de belles frayeurs

En 1982, ils sont au sommet du Gasherbrum II. L’année suivante, ils s’attaquent au Nanga Parbat. Ils rentrent bredouille, avec de belles frayeurs en mémoire et quelques doigts gelés. Ils persistent en 1984, toujours au Nanga Parbat. Ce coup-ci, leur meilleure préparation est payante. Ils parviennent au sommet à 8.126 mètres. Liliane Barrard est ainsi la première femme à gravir cette montagne du Karakoram. Le « couple le plus haut du monde » ne compte pas s’arrêter là. Après le Makalu en 1985, les revoici au Karakoram au printemps 1986. Objectif : le K2 et ses 8.611 mètres

Un K2 très fréquenté cet été là !

Lorsqu’ils arrivent au camp de base sur le glacier Godwin-Austen, c’est la foule des grands jours. Pas moins de quatorze expéditions se sont fixé le même objectif. Parmi elles, les superstars de l’himalayisme de l’époque. On peut croiser les Polonais Wanda Rutkiewicz et Jerzy Kukuczka, l’Anglais Alan Rouse, l’Italien Renato Casarotto, l’Autrichien Kurt Diemberger ou encore le Yougoslave Tomo Cesen. Même Karl Herrligkoffer est là ! Tous des noms illustres de l’alpinisme de haut niveau.

Chaque expédition a un itinéraire bien précis en tête et si tous visent le même sommet, il y a finalement assez peu de monde sur chaque arête ! Le couple Barrard entreprend de grimper par la voie normale, dite des Abruzzes. Ils ne sont pas seuls. On retrouve dans leur groupe Wanda Rutkiewicz, très peu de sommet lui ont jusque là résistés, elle ne compte pas échouer au K2. Michel Parmentier, ancien correspondant de guerre au Liban et alpiniste expérimenté, est aussi de la partie. Après plusieurs semaines d’acclimatation, ils attaquent les premiers contreforts de la montagne le 18 juin. Direction le sommet.

La fatigue dans l’ascension et la mauvaise décision

Dès le premier jour, Parmentier est soucieux. Les Barrard ne semblent pas en forme. Ils montent péniblement de camp en camp. Les passages les plus techniques sont extrêmement laborieux, malgré les cordes fixes installées les semaines précédentes. Le 22 juin, le groupe quitte le camp IV pour l’attaque finale.

Moins de trois cent mètres sous le sommet, Liliane et Maurice Barrard sont exténués. A une altitude où l’hypoxie limite les capacités de réflexion, ils prennent la mauvaise décision. Au lieu d’entamer un demi-tour et de renoncer au sommet, ils décident de bivouaquer. 8.400 mètres, ce n’est pas une altitude pour se reposer, surtout quand on ne dispose que d‘une simple tente.

Lire aussi : Au K2 avec Wanda Rutkiewicz, la Française Christine de Colombel

Le lendemain, ils ont le courage de repartir, hypnotisés par la cime toute proche. Ils y arrivent à la mi-journée. Wanda est la première, décrochant ainsi le titre de première femme au sommet du K2. Le reste du groupe suit. Ils sont tous parvenus à vaincre le sommet mais le plus dur reste à faire, il faut redescendre ! Ils parviennent jusqu’à la dernière tente en fin de journée.

La descente tragique

Le lendemain, Parmentier est le premier à quitter l’abri. Vent violent, chutes de neige, froid terrible : la tempête s’est levée. On n’y voit plus rien. Les trois autres suivent, tant bien que mal. Arrivé au camp III, vers 7.000m, le journaliste est vite rejoint par la Polonaise. Mais pas de traces du couple Barrard. Dans leur état, certains passages de la descente dans une telle tempête étaient clairement suicidaires.

Le lendemain, Rutkiewicz va descendre jusqu’au camp de base. Parmentier, lui, va tenter de remonter à la recherche de Liliane et Maurice. Cette tentative est vaine et Parmentier manque d’y laisser sa vie. Il est sauvé in-extremis par le guidage radio avisé d’un grimpeur du camp de base, un certain Benoît Chamoux.

Et après ?

Fin juillet, en grimpant vers le sommet, Kurt Diemberger trouvera le corps de Liliane Barrard au pied de la voie. Celui de son époux ne sera retrouvé qu’à l’été 1998 par l‘américaine Heidi Howkins. Michel Parmentier continuera ses ascensions jusqu’à une terrible tempête en 1988 sur l’Everest. Son corps ne sera pas retrouvé. Wanda Rutkiewicz, de son côté, périra en 1992 au Kangchenjunga non sans avoir entre temps réussi l’ascension de cinq autres « 8.000 ». Quant à Benoît Chamoux, il continuera sa course aux 8.000 sans pouvoir atteindre son objectif, fauché par le Kangchenjunga. Son corps n’a jamais été retrouvé.

En ce seul été 1986, vingt sept personnes auront atteint les 8.611 mètres d’altitude du K2. Mais treize auront péri sur ses pentes. Deux Américains pris dans une avalanche, deux Polonais qui chutèrent dans le vide, un Italien tombé dans une crevasse, un Hunza fauché par une pierre, cinq autres grimpeurs morts d’épuisement et le couple Barrard, disparu ! Inventaire morbide d’une saison sur le terrible K2.

Illustrations © Sallahuddin shah CC BY-SA 4.0

Everest 2021 : ils partent pour le camp de base et lancent une saison incertaine !

Altitude News
Everest 2021

ALPINISME / EXPÉDITIONS EN COURS / HIMALAYA

Après les premiers jours, les sherpas en charge de sécuriser le glacier du Khumbu, les fameux « icefall-doctors », sont en route. Ils sonnent ainsi le début de la saison printanière à l’Everest ! Après un printemps sans ascension sur le versant népalais, la saison Everest 2021 est tout de même très incertaine.

Dans quelques semaines, ce seront des dizaines d’expéditions, à condition que la situation sanitaire le permette. Avant eux, des norias de yaks, porteurs et hélicoptères se relaieront pour aménager le camp de base. Mais pour l’heure, seuls quelques 10 sherpas sont en route pour le camp de base de l’Everest, à presque 5.300 mètres d’altitude. Sept grimpeurs, deux cuisiniers et un basecamp manager. C’est l’équipe qui a pris le chemin de l’Everest. Dans les semaines à venir, ils vont ouvrir un passage jusqu’au Camp 2. Et ainsi sécuriser l’immense Glacier du Khumbu (ou « icefall »). Ils veilleront ensuite pendant près de deux mois à garder cet itinéraire ouvert. Même si les chutes de séracs et autres mouvements du glacier nécessiteront certainement d’installer de nouvelles échelles ou de positionner d’autres cordes fixes. Un métier très dangereux mais relativement bien payé pour les Népalais. En 2014, une avalanche avait emporté ne bonne partie de l’équipe.

Pas de protocoles sanitaires pour entrer au Népal ce printemps

Cette phase est indispensable aux expéditions commerciales sur l’Everest versant népalais. Pour autant, y aura-t-il des alpinistes ce printemps au camp de base ? Rien n’est garanti. D’après l’Himalayan Times, le protocole sanitaire à destination des futurs visiteurs n’est pas encore publié (lien an anglais). « Nous sommes toujours dans l’incertitude » explique ainsi Damber Parajuli, représentant des opérateurs d’expéditions du Népal. Pas plus de clarté pour les touristes désireux de découvrir le Népal en trek. L’absence de ces derniers pourrait être autrement plus dommageable pour l’économie, déjà exsangue du pays. Entre l’effondrement du tourisme et la forte baisse des revenus des travailleurs émigrés, l’économie du petit pays de l’Himalaya est dans de sales draps. Habituée à une croissance significative ces dernières années, elle pourrait affronter une récession en 2020.

Des annulations et un seul versant pour cet Everest 2021

Certaines agences internationales ont déjà annulé leurs expéditions à l’Everest. Comme Adventure Consultants ou Mountain Madness. Le Tibet a annoncé que son versant ne serait pas ouvert ce printemps, les seules expéditions devraient donc se concentrer sur le versant népalais.

Pour l’heure les autorités népalaises indiquent qu’en attendant de nouvelles règles, les normes en vigueur cet automne sont toujours d’actualité. Au printemps dernier, aucune n’expédition n’avait pu rejoindre le versant népalais de l’Everest. Une seule expédition avait été organisée sur le versant tibétain.

Illustrations © SPCC Nepal

TM25TL du 06 mai au 10 juin 2021.


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Avec l’indicatif TM 25 TL le radio-club F5KMY rendra hommage à Toussaint Louverture. Ce général haïtien aida le gouvernement français à abolir l’esclavage. Il déplut à Bonaparte qui le fit incarcérer au Château de Joux où il décéda.
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Stéphane Bern lui consacre une émission sur France 2 le 10 mai 2021, journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.
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Nous serons actifs en phonie du 80 au 15m, en VHF, FT8 et en DMR, du 6 mai au 10 juin 2021.

Une QSL spéciale sera adressée à tous les Oms dans le log et aux écouteurs qui en feront la demande.

Nous espérons vous contacter nombreux.
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73, F5UAY
source : REF-39 (r-e-f.org)

En paramoteur, Antoine Taillefer survole le Mont-Blanc (vidéo)

Antoine Taillefer est équipé d'une combinaison d'alpiniste pour résister à la température avoisinant les -25 degrés. (DR)

Antoine Taillefer est équipé d’une combinaison d’alpiniste pour résister à la température avoisinant les -25 degrés. (DR)

Le paramotoriste Antoine Taillefer a survolé à deux reprises le Mont-Blanc. Lors de sa deuxième expédition, le Français a immortalisé le moment dans une vidéo à couper le souffle.

Sara Jardinier 29 avril 2021 à 17h05-

À bord de sa «mobylette des airs», le paramotoriste de 38 ans Antoine Taillefer a dû faire preuve d’une technique d’expert, de beaucoup de sang-froid et d’un peu de chance pour réaliser ce vol le 1er avril 2021. L’aventure a duré une heure et demie, afin de s’envoler à plus de 5 000 mètres d’altitude au sommet de l’Europe.about:blankAdvertiseme

À l’aide de son ami Théodore Bridda, spécialiste en météo et jeune paramotoriste aguerri, ils ont pu profiter de conditions les plus idéales pour réaliser leurs vols. La réussite de cette expédition est particulièrement due au travail réalisé en amont. «Le plus important, c’est d’avoir des conditions parfaites et une bonne visibilité, explique-t-il. Cela a demandé un travail très précis, on a réussi à détecter des créneaux, qui sont assez rares et surtout en hiver.»

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Une aventure extrême

Le Mont-Blanc, c’est une destination qu’Antoine Taillefer connaît bien, il a pu l’explorer en ski de randonnée. Mais cette fois-ci, c’est par les airs. «C’est incroyable, c’est un endroit qu’on a le sentiment de connaître, il nous est familier, c’est en France. Mais on se rend compte que c’est extrêmement hostile. On est un peu pris entre l’envie de profiter de ce moment extraordinaire et les risques que ça représente

Un panorama exceptionnel. (DR)

Un panorama exceptionnel. (DR)

C’est un vol «extrême» où tout problème technique, matériel ou physique peut amener à un drame. Et justement, Antoine Taillefer n’est pas passé loin. Sa rencontre avec un hélicoptère de la gendarmerie et ses turbulences ont provoqué des mouvements de voile violents qui l’ont contraint à s’éloigner très rapidement du sommet et à aller se poser dans la vallée. «C’est peu de dire que j’ai commencé à me préoccuper de mon intégrité physique.»

Pour la suite, Antoine Taillefer prépare plusieurs projets. Il a prévu une visite du Costa Rica par les airs, pour réaliser des images des plus beaux paysages du pays.publié le 29 avril 2021 à 17h05

Comment reconnaître une météorite ?

Vous pensez qu’une météorite est tombée dans votre jardin ou dans un champ près de chez vous ? qu’une pierre trouvée sur votre chemin vient de l’espace ? Voici quelques astuces qui vous permettront d’identifier une météorite.Vous aimez nos Questions/Réponses ?Inscrivez-vous à la lettre d’information Le weekend pour recevoir nos meilleures publications les samedis et dimanches.Cela vous intéressera aussi

Selon les estimations, environ 4.400 météorites de plus d’un kilogramme atteignent le sol terrestre chaque année. Une grande partie d’entre elles ont coulé au fond des océans, lesquels représentent plus de 70 % de la surface terrestre. Néanmoins, cela ne suffit pas à décourager les chasseurs de ces fragments d’astéroïdes, morceaux de Lune – et même de Mars pour les plus rares – échoués sur notre planète.

Pour maximiser les chances de découvrir ces pépites, le plus simple est de sillonner des surfaces relativement uniformes, couvertes, par exemple, de neige ou de sable. Il s’agit notamment des déserts chauds ou glacés comme les vastes étendues blanches de l’Antarctique. En effet, dans ces milieux peu peuplés, les seules pierres que l’on puisse cueillir sur le sol sont celles qui sont tombées du ciel.

Enfin, si en vous promenant, une pierre sur votre chemin aiguise votre curiosité ou encore si vous êtes témoin d’un évènement météoritique et que vous vous lancez à la recherche d’un fragment qui aurait touché le sol, voici quelques indications qui vous permettront d’éliminer les fausses pistes.

La météorite de Saint-Sauveur est une chondrite de 14 kg tombée le 10 juillet 1914 dans un champ près du village du même nom, en Haute-Garonne. Elle présente une croûte de fusion devenue brune par oxydation et quelques creux dits de « regmaglyptes ». © Didier Descouens, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0

La météorite de Saint-Sauveur est une chondrite de 14 kg tombée le 10 juillet 1914 dans un champ près du village du même nom, en Haute-Garonne. Elle présente une croûte de fusion devenue brune par oxydation et quelques creux dits de « regmaglyptes ». © Didier Descouens, Wikimedia Commons, CC by-sa 4.0 

Météorites : une croûte de fusion caractéristique

En traversant l’atmosphère, la surface des météorites chauffe, fond et se vaporise. Le phénomène cesse à une altitude variable relative à sa masse. Celles qui touchent le sol présentent toutes une croûte de fusion caractéristique de quelques millimètres d’épaisseur. C’est le premier moyen de les distinguer des roches terrestres. Si la chute est récente, elles seront noires. Selon le type de météorite (chondriteachondrite ou ferrique), leur aspect varie du mat au brillant, voire avec de légers reflets métalliques. Avec le temps, elles s’oxydent et se teintent de brun. Cela peut disparaître sur une face avec l’érosion, ce qui rend alors le corps céleste plus difficile à distinguer des autres pierres.

À la différence des rognons de marcassites, avec lesquelles elles sont souvent confondues de prime abord (et souvent aussi avec des artefacts de la sidérurgie), les météorites ont une surface plutôt régulière avec très peu d’aspérités. Certaines peuvent présenter néanmoins des « regmaglyptes », des empreintes qui ressemblent à celles de doigts dans de la pâte à modeler. À noter que des météorites peuvent avoir des formes de tétraèdre aux angles arrondis créées par leur pénétration de l’atmosphère.

Observer les entrailles de la météorite

Dans le cas où la pierre que vous avez trouvée est une météorite et qu’elle a été brisée, il est possible alors de distinguer, sauf exception, dans ses entrailles des petits grains métalliques. Par ailleurs, si c’est une chondrite (environ 86 % des météorites trouvées sur Terre), vous remarquerez la présence de chondres, de minuscules billes millimétriques ou submillimétriques composées surtout de silicate. Une caractéristique quasi absente des roches terrestres.

Le métal qu’elles possèdent (à des degrés variables) rend les météorites plus denses en moyenne que la plupart des roches terrestres. Les spécialistes comme Mathieu Gounelle, du Muséum national d’histoire naturelle, déconseille toutefois de l’évaluer en les plongeant dans de l’eau, de même que de tester leur magnétisme avec un aimant pour ne pas en dégrader leurs propriétés. Les plus avisés peuvent réaliser un test du nickel. Sa présence est en effet systématique au sein des météorites, au contraire des métaux sur Terre. Cependant, pour cela, il faut un équipement plus sophistiqué que celui du « Petit chimiste ».

Si après examen, vous estimez que votre échantillon a passé ces principales épreuves éliminatoires, il convient alors de la faire expertiser par un laboratoire comme celui de minéralogie et de cosmochimie du Muséum national d’histoire naturelle, le LMCM, à Paris.